08/03/2012

/ CYMCHRONE /



des cymbales viennent prendre la place des disques sur des platines vinyles ; il s'agit de prendre au sérieux cette idée que tout objet contient un son auquel il suffirait de donner voix, comme avec le disque vinyl, où de légères variations inscrites dans la matière forment une phrase sonore à faire lire par un appareil.
ici des cymbales achetées d'occasion, sur lesquelles des batteurs du Maine-et-Loire ont fait leurs gammes. En somme des sons qui n'appartiennent plus au jeu du musicien, mais à la matière brute du bois et du métal.
comme une complainte sans fin, en-deça des rythmes, amplifiée par des baguettes de batteur brisées, le son de la cymbale, dont l'usage classique est ponctuation,  signal de départ, est cette fois étendu à d'infinies réflexions. 33 tours par minute où chaque cycle est chaque fois renouvelé parce que la « tête de lecture » (la baguette) vient s'abimer contre et attaquer le support supposé d'enregistrement (la cymbale) et modifier la sonorité du prochain tour. Au lieu du passé de l'enregistrement se donne à entendre le caractère éphémère du présent et du medium.